Utiliser Google Translate en ligne de commande

Le 18 mars 2014 —

google-translate-cli est un programme en ligne de commande basé sur awk qui vous permet d’utiliser toutes les fonctionnalités de Google Translate (voire plus) directement dans votre shell.

Avant de l’installer, assurez-vous donc d’avoir gawk sur votre machine :

$ aptitude install gawk
$ brew install gawk
$ [etc.]

Puis installez le script en clonant le dépôt Git là où vous le souhaitez.

$ git clone git://github.com/soimort/google-translate-cli.git
$ cd google-translate-cli/
$ make install

Une fois installé, vous avez un super outil accessible via la commande trs — Par défaut l’outil traduit ce que vous lui soumettez vers l’anglais, en tentant de détecter la langue source :

$ trs salut
salvation

(Oui, bon)

Vous pouvez choisir votre langue source et de destination avec des accolades avant le texte à traduire, de cette manière :

$ trs {fr=de} salut
Heil
$ trs {=es} salut
salvación

La commande marche bien sûr avec des textes plus longs (n’oubliez pas les guillemets et d’échapper certains caractères comme les points d’exclamation), voire avec des fichiers texte entiers. En résumé, bien plus pratique que d’avoir à ouvrir un navigateur. En espérant que Google ne modifiera pas trop son interface pour que le script awk fonctionne quelque temps.

Coin, original mais douteux moyen de paiement

Le 15 novembre 2013 —

Depuis hier une nouvelle sorte de « carte bancaire » (on y reviendra) a été annoncée : Il s’agit de Coin. Derrière ce nom un peu bizarre quand on le prononce en français se cache une carte dont l’avantage est de regrouper toutes vos cartes de paiement et de choisir via un bouton avec quelle carte vous voulez payer à tout moment.

Ce système paraît ingénieux voire incroyable — pourquoi n’y aurait-on pas pensé avant ? Je me suis un peu demandé comment ça pouvait fonctionner. Et le compromis qui s’y cache me semble assez biaisé.

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Timelines, top tweets et monétisation

Le 13 novembre 2013 —

Twitter vient d’annoncer qu’il sortait une nouvelle fonction — chose qui n’était pas arrivé depuis un bout de temps, on doit l’avouer. Il s’agit des timelines personnalisées1, une nouveauté technologique, certes mais surtout idéologique qui va permettre à Twitter de résoudre pas mal de ses problèmes de monétisation.

Qu’est-ce qu’une timeline personnalisée ? C’est une timeline que vous pouvez créer à l’image des listes actuelles, sauf qu’au lieu de sélectionner des comptes Twitter à afficher, vous ne sélectionnez que les tweets que vous voulez y voir figurer. Fonction pour le moment en déploiement sur Tweetdeck, elle devrait très vite faire son apparition dans les clients officiels et tiers (via l’API annoncée en même temps).

Mais… les hashtags…

Première réaction légitime : Les hashtags (ou mots-dièse en mauvais français) n’étaient-ils déjà pas là pour aider à centraliser les tweets sur un thème commun ?

Toutes les émissions y vont de leur hashtag dans un coin de l’écran, on pourrait estimer qu’il s’agit bien là d’un succès de Twitter, qui avait même lancé des pages dédiées aux hashtags, c’était le célèbre cas de #NASCAR accessible via twitter.com/#NASCAR, page qui n’existe plus aujourd’hui.

Brands-See-Twitter-As-The-Second-Screen-To-TV6-4-13

Le problème du hashtag c’est que n’importe qui peut l’utiliser dans son tweet, et ces fameuses pages de hashtags n’ont pas duré bien longtemps à cause des tentatives de hashtag jacking où des groupes de personnes se mettaient à utiliser le hashtag en question dans le but de nuire au commanditaire.

Le retour des Top Tweets

Jusqu’en janvier 2013, les Top Tweets étaient le mètre étalon de la célébrité. Chaque twittos y allait de son bon mot dans l’espoir caché d’apparaître dans les ReTweets ou les favoris de @toptweets_fr. Ce que l’on pensait disparu revient aujourd’hui à une échelle planétaire : Chaque figure d’autorité pourra créer sa timeline « Top Tweets » et y afficher sa sélection drastique.

toptweets-2

Beaucoup de comptes utilisaient déjà le système de favoris pour se faire une timeline de tweets qu’ils voulaient mettre en avant, voire dans le pire des cas faire du MeTweeting, ReTweeter les personnes qui parlent de soi en bien, polluant ainsi la timeline de tous ses followers.

Il s’agit là de contrôle. Tous les médias aiment garder le contrôle, et aucun algorithme ne pourra remplacer la sélection manuelle.

De l’embed partout

Au vu des URLs barbares de ces nouvelles timelines personnalisées, et l’impossibilité (pour le moment) de les ajouter dans son compte pour les suivre au quotidien, il est évident que le but premier est d’inciter l’intégration de ces timelines dans les sites et applications, soit via les scripts embarqués soit via l’API.

American-Express-Fashion-Week-Twitter-Wall

Il sera désormais très simple de faire un mur Twitter sur toutes les pages que l’on veut, afficher des témoignages élogieux sur sa page d’accueil, ou encore des tweets de ses stars favorites. Il y a fort à parier que beaucoup de blogs vont afficher ces timelines sur leurs pages pour mettre en avant les « tweets à ne pas manquer » (le Top Tweets de monsieur tout le monde, on y revient).

L’intérêt de Twitter est gigantesque : Plus de sites afficheront ses scripts et plus elle pourra monétiser ses utilisateurs — c’est l’option du Tweet tailoring qui analyse le comportement de vos visiteurs sur les scripts Twitter et peut ainsi proposer des nouveaux comptes à suivre ou des tweets sponsorisés plus pertinents.

Twitter a enfin son Newsfeed

La grosse faiblesse de Twitter est ce qui a paradoxalement fait sa force pendant toutes ces années : La timeline.

Composée uniquement de tweets de 140 caractères maximum, dans l’ordre antéchronologique, il y avait peu de place à l’origine pour y insérer de la publicité légitime. Depuis quelques tweets sponsorisés apparaissent tout en haut, bravant Chronos, et les images sont automatiquement déployées au même titre que les fameuses Twitter Cards.

Facebook lui avait aussi sa timeline, qui s’est très rapidement changée en Newsfeed. Là le concept de choisir les status les plus « pertinents » pour vous a largement permis à la société de vendre cher ces emplacements, sous peine de ne jamais faire apparaître le statut de votre page dans le Newsfeed des internautes.

tl_heures

Si vous regardez attentivement les timelines personnalisées affichées comme exemple sur l’annonce de Twitter, vous remarquerez que le dernier rempart a été franchi : Il n’y a maintenant plus de notion de temps dans l’ordre d’affichage des tweets. Il ne faut pas spéculer bien longtemps pour imaginer Twitter vous proposer par défaut une timeline personnalisée avec les meilleurs tweets de vos amis, sur le même principe que le Newsfeed pour faire ressortir principalement les tweets personnels mais faire payer les comptes Business pour s’afficher en bonne place sur les timelines.

C’est sans aucun doute le chemin de la monétisation que prend Twitter suite à son entrée en bourse. D’ici ces douze prochains mois nous allons voir énormément d’évolutions autour des timelines personnalisées, devenant peu à peu la fonction principale (et la plus rentable) de Twitter.


  1. Je n’aime aucune traduction du mot timeline, alors on restera là-dessus. 

PHP : Envoyer un fichier avec WP_Http

Le 11 novembre 2013 —

Pour mon extension Posts to ADN j’avais besoin d’utiliser la classe WP_Http pour envoyer des fichiers.

C’est très simple avec cURL, il suffit basiquement de mettre le chemin complet du fichier avec un @ devant pour déclencher l’upload (avec l’option cURL « upload » associée). Il n’y a rien de tel avec WP_Http et pour assurer la compatibilité avec tous les hébergements on ne peut pas juste se contenter de cURL.

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RIP Internet Explorer 9

Le 6 novembre 2013 —

Google vient d’annoncer la fin du support d’IE9 dans Google Apps, ce qui en général laisse présager qu’ils ne supporteront plus du tout ce navigateur dans les semaines à venir, Google nous ayant habitué à des coupures assez drastiques dans tous les domaines[^1].

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L’iPad 2 est encore là pour longtemps

Le 4 novembre 2013 —

Je regardais comme (presque) chaque semaine l’émission On Refait le Mac[^1], cette semaine consacrée au nouvel iPad Air. Parmi les analyses fournies, une interrogation demeurait quant au placement de l’iPad 2 dans la collection 2013-2014 d’Apple.

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Comment Google+ peut avoir 300 millions d’utilisateurs actifs ?

Le 1 novembre 2013 —

Il est toujours difficile de connaître la véracité des nombres d’utilisateurs actifs d’un réseau social, aussi gros soit-il. Dans le cas de Google+ les nombres annoncés ont toujours semblé bien plus haut que la réalité, puisqu’on a quand même du mal à voir le réseau émerger dans nos vies quotidiennes.

La subtilité se trouve souvent dans le terme « actif ». Par exemple, Facebook vous compte comme « utilisateur actif » même si vous n’allez pas du tout sur leur site ou leur application. Il suffit que vous cliquiez sur un bouton « Like » quelque part sur le Web dans les 30 derniers jours pour rentrer dans les statistiques.

Dans le cas de Google+, c’est bien plus vicieux.

googleplus

Google vient de confirmer que le simple fait de cliquer sur cette relou de cloche avec son badge rouge vous compte comme un utilisateur actif de Google+. Difficile à ignorer et impossible à désactiver, forcément un bon paquet d’entre nous doit bien cliquer dessus une fois par mois.

Au même titre que le terme « visiteur » quand on parle d’une personne qui est restée 4 secondes sur une page, le terme « utilisateur actif » perd de plus en plus son sens si on commence à compter le simple fait de passer sa souris sur le seul élément rouge d’une page noire et blanche.

Capitaine Train disponible sur iOS

Le 30 octobre 2013 —

J’ai eu l’immense joie de faire partie des beta testeurs de l’application depuis ses premiers balbutiements, et je dois dire que c’est une vraie réussite. L’application iOS Capitaine Train a réussi le tour de force de rester à la fois simple sur un espace aussi réduit que celui d’un iPhone, et en plus en adoptant le style d’iOS 7 cher à tous nos designers.

Quelques détails que j’apprécie particulièrement, tout d’abord ces illustrations sont magnifiques :

Illustrations Capitaine Train iOS

Et le sélecteur de date + horaire est beaucoup plus intuitif que ce qu’on peut trouver dans l’application Calendrier. L’affichage des choix des différents trajets / horaires après la recherche initiale est aussi extrêmement bien étudié.

Ergonomie Capitaine Traine iOS

Bref, une réussite aussi bien sur le plan tactique que technique, comme dirait l’autre. Capitaine Train a récemment levé 2,5 millions d’euros notamment pour son développement à l’international, l’app n’y échappe pas puisqu’elle est déjà fonctionnelle en anglais (et sûrement en allemand mais je n’ai pas osé changer la langue de mon iPhone).

Après tout ça si vous êtes encore un client de Voyages-SNCF, honte à vous !

Corentin, la star du deep Twitter

Le 29 octobre 2013 —

Un article de Ouest France à propos d’un twittos inconnu au bataillon jusqu’à aujourd’hui, avec un passage digne des grandes heures du Gorafi :

Sur Facebook et Twitter depuis ses 14 ans, il n’avait à l’origine aucune ambition particulière. « Je les utilisais comme tout le monde. On communiquait avec mes amis entre nous. » Puis, il y a deux ans, il commence à poster des images drôles. « Cela marchait, les gens réagissaient. J’ai arrêté de raconter ma vie. » En un an, il atteint les 90 000 followers.

Cette addiction au nombre de followers me fascine. Abandonner l’idée de parler de soi sur son compte personnel dans le seul but de plaire aux autres, sanctionné par les nouveaux followers. Aucune originalité dans ses tweets, il avoue voler tout son contenu sur des sites qui sont déjà spécialisés dans le buzz.

Il faut croire que le nombre de followers est devenu l’étalon du professionnalisme et de l’intelligence sur Internet, si bien qu’il est devenu Community Manager avec les félicitations du maire de Caen.

Pour ceux qui s’étonnent de la popularité de cette personne, il faut bien vous rendre compte que 95% de Twitter c’est la population de Skyblog, des ados qui s’ennuient au collège et qui sont bien contents de voir des images drôles toute la journée grâce à une application sur leur téléphone. Évidemment ce n’est pas avec eux que Twitter gagnera de l’argent, ni probablement l’agence de communication — mais elle ne perd pas beaucoup d’argent avec un contrat d’alternance et s’offre un coup de publicité à pas cher.

Le jour où lire ses RSS devint payant

Le 28 mars 2013 —

Après plusieurs semaines d’interrogation suite à l’annonce de la fin prochaine de Google Reader, le développeur d’un des clients les plus utilisés dans le monde Apple, Reeder, est enfin sorti de son silence et annonce ses plans.

Ce n’est pas une bonne nouvelle :

Je ne sais pas ce qui a poussé Silvio Rizzi à choisir Feedbin, un client RSS extrêmement jeune (sorti 3 jours avant l’annonce de la fin de Google Reader, moins d’un mois) et qui n’a donc pas encore vraiment fait ses preuves en terme de pérennité. Toujours est-il que Feedbin est un service payant à $2 par mois et qu’il ne sera sûrement pas intégré dans d’autres logiciels pour le moment.

La seule « bonne » nouvelle est que le support de Fever, actuellement uniquement sur iPhone, va être adapté sur iPad et OS X :

Bien que le script soit lui aussi payant ($30), Fever est un script qui s’auto-héberge. C’est à dire que vous devez installer Fever sur votre serveur et ensuite spécifier l’adresse au client, en l’occurrence Reeder mais d’autres clients comme Sunstroke sont aussi disponibles. Autre bonne nouvelle, l’API de Fever a une documentation.

La solution serait donc de développer une alternative libre à Fever qui utilise les mêmes méthodes que son API, afin de proposer une solution gratuite mais tout de même compatible avec Reeder sur les trois plateformes. J’ai testé avec quelques scripts PHP ce matin et ça a l’air de fonctionner.

J’ai contacté Feedly en leur proposant cette solution, puisque beaucoup de personnes se sont installées là-bas en prévoyant la fin de Google Reader et qu’ils préparaient déjà une alternative à l’API baptisée Normandy. L’enjeu est majeur pour eux car dans ce nouveau monde où chaque client RSS va avoir son propre protocole, celui qui en supportera le plus possible gagnera.

Cependant, s’ils ne sont pas intéressés ou s’ils n’ont pas les moyens de développer cette alternative, il faudra que Feedreader entre en jeu.