Archives pour la catégorie ‘Twitter’

Twitter : La fin d’un modèle

Par Maxime, le 10 avril 2010.

Cette nuit aura été marqué par un tweet, puis un communiqué de presse : Twitter rachète Tweetie 2. Les conséquences de ce rachat sont simples, de prime abord : Le client devient gratuit (actuellement à 2,39 euros) et sera renommé Twitter for iPhone.

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Si la nouvelle pouvait se faire attendre, suite au développement d’un premier client officiel pour BlackBerry, elle va sûrement choquer beaucoup de développeurs de clients Twitter autour du monde, et nous n’avons pas fini d’en entendre parler. Pourtant, mes petits pandas, il va falloir vous y habituer : La fête est finie :)

A dire vrai, Echofon, Tweetdeck et consorts n’ont pas de soucis à se faire. S’ils sont intelligents ils devaient se douter que ça arriverait tôt ou tard. On ne lève pas 100 millions de dollars en laissant s’échapper 70 % de son trafic monétisable. Nous avons eu le problème de notre côté avec FML, la version anglaise de VDM, c’est pourquoi j’ai décidé d’en parler un peu aujourd’hui.

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En effet, FMyLife est particulièrement populaire aux Etats-Unis comme vous le savez. Mais il l’est spécialement sur appareils mobiles, et a fortiori sur iPhone où nous comptabilisons près de la moitié de notre trafic global. C’est donc bien beau de paraître utopiste et de laisser tout le monde gagner de l’argent en faisant des applications payantes ou financées par la publicité, mais on ne pouvait pas se permettre d’en perdre pour que les autres en gagnent, à un moment on n’est pas Mère Térésa SARL.

C’est pourquoi en Décembre dernier nous étions passés sur une API fermée (cf. TechCrunch) où seulement les applications que nous choisissons ont un accès à notre contenu et à l’API en général. De cette manière nous avons sorti des clients officiels gratuits, financés par la publicité, tout comme le site Internet, et avons pu garder la main sur notre trafic et notre monétisation, tout en laissant libre cours aux développeurs la création d’applications non-concurrentes.

En conclusion, les applications Twitter existantes se devront d’innover et de créer de la valeur ajoutée au lieu de réinventer la roue du client Twitter.

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Ainsi je pense que dans les prochains mois, nous allons assister à l’ajout de nouvelles conditions dans l’API de Twitter. Elle ne deviendra sûrement jamais une API fermée, cependant l’apparition d’applications officielles (et de leur monétisation qui va avec, le marché de la publicité mobile étant très juteux) va couper l’herbe sous le pied aux applications qui n’auront aucune valeur ajoutée par rapport à l’application officielle.

Twitter pourra conserver son avance dans le monde des applications grâce à des fonctionnalités API utilisables uniquement par leurs applications officielles, ainsi que le fait de savoir d’avance les prochaines évolutions du service de microblogging et d’adapter leurs développements en conséquence (les comptes payants me viennent tout de suite à l’esprit).

Enfin, concernant Tweetie 2 for Mac (qui n’est pas concernée par le rachat, contrairement à ce qu’on peut lire sur le NY Times ou dans certains autres blogs — lisez le vrai communiqué), Loren Brichter nous annonce que le développement est toujours « en cours ». Je sens qu’on va avoir du mal à avoir une version non-bêta rapidement (cf. N’achetez pas Tweetie).

PD.TC, le raccourcisseur du LOL

Par Maxime, le 15 mars 2010.

Peu de gens le savent, Beta&Cie faisait partie des premiers à créer un service de « raccourcisseur d’URL », en mauvais français. C’était en 2008 et il fonctionne toujours. Cependant aujourd’hui, 7 caractères c’est trop long. Il a fallu en trouver un autre.

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Laissez-moi vous présenter PD.TC, le raccourcisseur d’URL le plus LOL. Grâce à son acronyme équivoque, vos soirées Twitter n’en seront que plus gaies. Ô la joie de balancer à son prochain « C’est où que t’as trouvé machin ? PDTC ». Oui, c’est aujourd’hui à votre portée.

Mais pour bien l’utiliser au quotidien, quelle idée d’utiliser un simple formulaire ! Toi la star de Twitter, tu as besoin de l’intégrer directement dans les outils que tu utilises quotidiennement.

Voici trois tutoriaux qui couvriront toutes tes attentes pour utiliser PD.TC dans les meilleures conditions possibles, et ainsi diffuser l’esprit du LOL partout autour de toi.

Utiliser PD.TC avec n’importe quel client Twitter

Pour pouvoir utiliser mon service sur la plupart des clients Twitter Mac/Windows/Linux, mes petits pandas, il va falloir utiliser une méthode de sioux.

Sous Mac/Linux : Ouvrez une fenêtre de Terminal pour modifier le fichier hosts en tapant ces deux lignes :

echo '91.191.146.209 tinyurl.com' | sudo tee -a /etc/hosts

Sous Windows : Ajoutez la ligne 91.191.146.209 tinyurl.com dans votre fichier hosts, dont l’emplacement varie selon les versions. En général dans C:\Windows\system32\drivers\etc\hosts.

De cette manière, toutes les URL TinyURL passeront par mes serveurs qui simuleront son comportement. En contrepartie vous ne pourrez plus raccourcir d’URL sur TinyURL (en même temps le site est tout moche, c’est pas une perte), mais les URL raccourcies de TinyURL marcheront toujours !

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Modifiez ensuite dans votre client Twitter votre URL Shortening Service en indiquant TinyURL, et vous pourrez utiliser PD.TC facilement et rapidement.

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Je pense que la technique marche à peu près avec n’importe quel client Twitter, à partir du moment que vous modifiez le fichier hosts et que vous pouvez sélectionner TinyURL dans votre client, tout roule.

Utiliser PD.TC avec Tweetie iPhone

Tweetie 2 pour iPhone intègre nativement la possibilité d’avoir son propre raccourcisseur d’URL. Il suffit donc d’aller dans les réglages « URL shortening » de Tweetie :

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Settings > Services > URL Shortening > Custom…

Et entrez l’URL suivante pour utiliser PD.TC automatiquement :

http://pd.tc/?api=1&url=%@

Utiliser PD.TC avec PHP

Vous pouvez utiliser PD.TC dans tous vos scripts et applications. Voici un simple exemple en PHP, que vous pourrez adapter à à peu près tous les langages de programmation existants :

<?php

/* Appel de pd.tc avec l'URL qu'on veut raccourcir */

$url = "http://www.google.fr";
$pdtc = file_get_contents("http://pd.tc/?api=1&url=".urlencode($url));

/* Retournera : string(17) "http://pd.tc/0236" */

var_dump($pdtc);

?>

A noter que j’enregistre tous les accès aux URL, donc si le service est utilisé je ferai peut-être des classements & consorts, mais pour le moment c’est surtout pour le fun du nom de domaine que j’ai créé ce service, et ça restera pour le fun :)

Envoyé Spécial : La révolution Twitter

Par Maxime, le 8 mars 2010.

Si vous êtes un peu familier avec Twitter, il ne vous aura pas échappé que jeudi dernier passait le reportage le plus attendu de la communauté dans Envoyé Spécial, puisqu’il était consacré au service Web (ça vous aurait étonnés que ça soit un reportage sur l’ex-URSS).

Ce reportage, appelé La Révolution Twitter, a exposé de manière concise et sans aucune stigmatisation le phénomène et ses conséquences. Le reportage en lui-même était donc de l’avis de tous plutôt une réussite.

J’étais moi-même devant ma télévision ce soir-là et j’ai pu constater que les journalistes avaient fait un travail remarquable allant même jusqu’à San Francisco dans les locaux de Twitter pour parler monétisation du service.

Non en vérité, le seul problème, ce sont les 8 premières minutes du reportage. Celles où le journaliste fait découvrir aux gens qui sont les utilisateurs de Twitter, sa communauté. Et là, on a du mal à relever le niveau. Extraits choisis.

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« Si pendant 3 heures, Twitter est éteint, J’AI RATÉ QUELQUE CHOSE. »

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« J’ai tweeté « je cherche un appart », une fille qui a LE MÊME PRÉNOM QUE MOI a tweeté et j’ai pas visité l’appart j’ai directement habité avec elle ! ^^ »

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« J’ai posté ça, j’ai eu UNE VINGTAINE DE RETWEETS ! C’est hyper rapide ! »

En dehors de ça les deux tiers restants du reportage sont honnêtes et bien documentés. En fin de compte le reportage prouve que Twitter est devenue la meilleure source d’information des journalistes en crise, puisqu’elle permet de récupérer gratuitement plein de contacts très (trop) bavards sans se dévoiler comme sur Facebook.

Encore un bon service Web, avec de mauvais utilisateurs, c’est un peu ça Internet.

Twitter, ce Serial Failer

Par Maxime, le 5 février 2010.

Il y a quelques jours, certains d’entres vous ont été obligés de changer leur mot de passe Twitter, suite à un phishing. Ou plutôt ce qui a été fait passer pour un phishing. Mais j’y reviendrai plus tard.

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Quoiqu’il en soit, je profite de cette dernière faille en date pour vous remémorer ces 10 derniers mois de Twitter, la société qui subit le plus d’attaques en tous genres sur le Web et qui a l’air de s’en accommoder au fil du temps.

30/04/2009 : Hosebird.com

Mi avril 2009, Twitter a commencé à faire des annonces publiques à propos de sa fameuse « Streaming API » qui permet de recevoir tous les tweets en temps réel, via une connexion permanente avec leurs serveurs. Le nom du projet est connu de quelques uns, et dévoilé par le directeur de l’API John Kalucki dans un de ses tweets.

Seulement, dans le monde d’Internet, Twitter a oublié qu’on ne prononce jamais le nom d’un projet sans en enregistrer le nom de domaine.

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D’accord, il se peut que j’y sois pour quelque chose… Ça y est, vous avez compris que j’étais vraiment un petit con ? Pas trop tôt :) Depuis, le projet a été curieusement renommé Firehose.

14/07/2009 : Les documents secrets

Un « pirate » français du nom de « Hacker Croll » récupère grâce au piratage du mot de passe d’un simple employé, des centaines de documents confidentiels concernant les futurs plans de la société pour les années à venir. Cela concerne évidemment les revenus, la télévision, mais les documents contiennent aussi beaucoup d’informations personnelles, comme les numéros de cartes bancaires ou encore les codes pour rentrer dans les bâtiments.

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A cette époque, l’information était passée sur le blog officiel de Twitter, avec un titre ironique (Even More Open Than We Wanted) et des réflexions philosophiques après quand même une petite menace d’attaque en justice sur Techcrunch. L’histoire était embarrassante mais la communication autour de cet évènement était encore maîtrisée.

18/12/2009 : Le DNS poisoning

Si, comme tous les matins en vous levant à 6 heures, vous allez sur twitter.com pour voir les dernières mises à jour de vos Tweeps et autres Twittos (je n’ai pas trouvé de mots plus horribles mais vous pouvez en proposer en commentaires), vous seriez tombé là-dessus le 18 décembre 2009 :

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Contrairement au précédent évènement, la société reste assez évasive sur le sujet, alors que la faille est d’une part importante (le DNS poisoning est une faille corrigée depuis plus de 4 ans sur les serveurs DNS), et d’autre part hautement politisée. Twitter a été pendant plusieurs jours le seul réel vecteur d’informations pour l’Iran pendant les élections présidentielles.

Pour la petite histoire, John Kalucki avait signé la pétition (#1080) contre le DNS Abuse de Verisign. Il aurait dû signer celle contre le DNS Abuse des Iraniens :)

02/02/2010 : Le « phishing »

Ce jour-là vers 10 heures, heure française, plusieurs milliers de personnes n’ont pas réussi à accéder à leur compte, que ce soit via l’API ou sur le site directement. Pire même sur le site, le compte était indiqué comme « bloqué » à cause de tentatives de connexions excessives. Il a été reporté quelques heures plus tard que la faille ne venait pas de Twitter mais de sites BitTorrent privés où les mots de passe étaient enregistrés en clair, l’administrateur s’étant aidé de la corrélation e-mail/mot de passe de sa propre base pour accéder aux comptes Twitter (version simplifiée, pas taper).

Twitter aurait donc forcé la mise à jour de mots de passe pour certains comptes, de manière préventive.

J’ai moi-même été touché par cette attaque. Sauf qu’elle n’a rien d’un phishing. Et c’est ça le plus inquiétant.

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Je ne pourrai pas vous faire croire que je ne me suis jamais inscrit à des sites de partage BitTorrent ou autres, car j’aime beaucoup télécharger les ISO Linux. Seulement il est impossible que j’ai subi une tentative de phishing, pour les raisons suivantes :

  • L’adresse e-mail que j’ai utilisée pour Twitter n’est utilisée sur aucun autre site. Pour la bonne raison que j’utilise Topify.
  • Mon nom d’utilisateur sur Twitter est aussi utilisé nulle part ailleurs. Non pas que j’aimerais pas avoir maxime partout, mais d’autres ont eu l’idée avant moi.

De plus, des ReTweets utilisant la fonction native du site Twitter ont été postés sur mon compte il y a une dizaine de jours, avec une source « from web ». Preuve que les mots de passe sont gardés et utilisés depuis longtemps et que Twitter a attendu l’attaque pour agir, en fournissant de fausses justifications.

Conclusion… même si c’est loin de l’être

Au fur et à mesure de ces 10 derniers mois, on sent la gêne de plus en plus palpable chez l’exécutif de Twitter à chaque mise au jour d’une nouvelle faille. Le dernier communiqué en date est même complètement évasif et rejette la faute sur l’utilisateur.

C’est d’autant plus drôle quand on se rappelle que jusqu’à Juillet dernier, le mot de passe des serveurs Twitter était… « password ».

Jusqu’à Août dernier vous pouviez aussi rajouter du code HTML dans vos descriptions Twitter, entraînant ainsi plusieurs attaques XSS avant que la faille soit corrigée.

La société a reçu en tout 160 millions de dollars d’investisseurs, le dernier tour de table datant d’il y a à peine un mois. Espérons qu’ils en garderont quelques millions pour engager de vrais experts en sécurité.

Twitter : Donner sans recevoir

Par Maxime, le 22 janvier 2010.

Ces derniers temps, il m’est de plus en plus fréquent d’utiliser Twitter dans un seul sens : Lorsque je suis occupé à autre chose mais que j’ai quand même envie de partager une réflexion, j’envoie des tweets mais je ne veux pas avoir à m’encombrer de ce qui se dit en ce moment.

Nos gentils amis développeurs ont pensé à moi et voici aujourd’hui deux applications gratuites qui vous permettront en une fraction de seconde d’envoyer un tweet. Pratique si vous êtes témoin d’un tremblement de terre (enfin, s’il y a encore du réseau) : « Bon t’envoies l’appel au secours ? » « Attends il y a @MonsieurDream qui a fait une blague de dingue ! »…

Sur iPhone : JustUpdate

Difficile de faire plus simple : Identifiez-vous sur Twitter via OAuth au premier lancement, puis vous êtes ready to go. Deux boutons en bas de la zone de texte permettent d’envoyer des réponses ou des messages privés à un utilisateur en particulier, une liste déroulante apparaîtra dans ce cas.

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Détail pratique, si vous écrivez un statut et que vous devez subitement quitter l’application, ou que Twitter est down, JustUpdate gardera votre texte en mémoire jusqu’à la prochaine réouverture. Indispensable donc utile.

Téléchargement : Sur iTunes AppStore

Sur Mac OSX : MoodBlast

Découverte récente pour ma part, MoodBlast est une vraie réussite en tant que client Twitter, mais pas que. L’application codée en Cocoa s’oublie dans l’ordinateur (ni icône de Dock, ni dans la barre de menu) pour s’ouvrir au raccourci clavier de votre choix. L’altruisme poussé à son paroxysme.

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Malgré sa simplicité apparente, MoodBlast est un vrai couteau suisse de la mise à jour de statuts. Vous pouvez mettre à jour ce que vous êtes en train de manger sur 8 différents réseaux sociaux en même temps, pratique. Et ça va jusqu’à la présence de raccourcis textes pour parler de la météo.

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Ce qui plaira d’autant plus aux développeurs Mac, est la présence d’une commande AppleScript qui, grâce au mot « blast », permet de faire interagir l’envoi de statuts avec d’autres actions effectuées sur l’ordinateur, et ce de manière automatique. Des add-ons sont déjà disponibles sur le site de l’auteur.

Téléchargement : Chez Circle Six Design

Pour conclure, je pense que la simplicité est la chose la plus dure à réaliser, surtout en informatique où les exigences demeureront malgré le caractère dépouillé de certaines applications. Les deux mentionnées ci-dessus ont réussi leur pari, et sont de plus gratuites.