Contredire n’est pas dire

Le 4 décembre 2009 — par

google-dr-evil.jpg

Dans la vie de chaque entreprise ou personnalité il arrive toujours le stade où il est de bon ton de se moquer ou de ridiculiser celle-ci, parfois même jusqu’à l’absurde.

Si en informatique, Microsoft a sûrement lancé la mode depuis le début des années 2000, avec en général des arguments qui tenaient debout (coucou Windows Me !), de nos jours les nouveaux géants ont le droit à leur petit bashage quotidien, et Google n’y échappe pas :

  • Un service mail gratuit ? C’est pour collecter votre vie privée !
  • Des outils de statistiques Web ? C’est pour avoir le contrôle d’Internet !
  • Une veille de sites d’actualités ? C’est pour influencer le monde !
  • Un service de cartographie ? C’est pour lancer des satellites espions !

Alors évidemment, quand l’entreprise annonce un service de serveurs DNS publics, il fallait s’attendre à un flot de haine contre le grand G qui veut contrôler Internet et ralentir la vitesse d’affichage de ses sites concurrents (si vous avez envie de lire ces inepties, libre à vous).

Arrêtez-vous deux secondes.

En admettant que tout le monde sur la planète utilise Google, ces statistiques montrent que même le dixième service le plus utilisé représente 0,30 % du trafic global du moteur. Et je ne pense pas qu’un service comme des serveurs DNS publics atteindra cette « popularité » un jour.

Pour comparaison, OpenDNS recense 15 millions d’utilisateurs actuellement. Même si ce nombre grandit de jour en jour, il ne représenterait qu’une demi-miette dans cette belle baguette de pain tradition 250 grammes qu’est Google.

Contrairement à OpenDNS que j’utilise depuis plusieurs années, les NXDOMAIN (quand aucun domaine n’existe sur une résolution) n’envoient pas sur une page de recherche publicitaire. Et puis les IP de Google sont plus jolies (8.8.8.8 et 8.8.4.4), je suis limite jaloux.

Personnellement, je vais changer mes DNS pour mettre ceux de Google, je n’ai aucune crainte du contrôle de quoi que ce soit à ce niveau-là. Encore une fois, il y a peu de chances pour que ce service n’atteigne un niveau considérable qui permettrait à Google de tromper la population avec une résolution DNS mafieuse.

(Oui, je viens de contredire une contradiction, alors ne me contredisez pas, merci).

S'abonner au flux RSS du blog
Recevoir les nouveaux articles par e-mail :